Malgré son amour tu dors encore
Et il n'y a rien qu'elle ait pu faire
Changer son âme, changer son corps
Elle n'a pas trouvé l'art ni la manière
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Etre meilleure n'est pas tant chose aisée
Chaque jour elle se ment à elle-même
Peut-être est-ce là une question de volonté
Il est si triste d'en posséder à peine
†
Les démons oeuvrèrent avec empressement
S'immiscent dans l'infecte de sa plaie
L'écrasant comme un vulgaire serpent
Se complaisant dans leur cruel forfait
†
Ton envol laissa un vide fébrile
Elle perdit tout, aveuglée par le Mal
Et s'enfonça dans le fiel et l'idylle
Que rien ne saurait la rendre plus pâle
†
Dans les larmes elle cessa de se plaire
S'éveillant au monde, nouvelle née
Quittant les cendres de verres
Pinçant la vie qu'elle avait quitté
†
Et ton Ombre n'est plus que sombreur
Tu es l'Oiseau, elle est la branche
Ce triste sourire fait enfin son bonheur
Car elle rejoindra tes rives blanches
†
Sous les printemps en dérive
S'éveilla le soleil de ses jours
Et malgré ses notes allusives
Tu fus son premier amour
†
Un morceau d'âme, un bout de chair
Quelque soit le bien, la déraison
Etre un peu de toi lui est si cher
Que ton souvenir restera son bastion
Merci d'embellir ses rêves
